Les crises nutritionnelles sont récurrentes et cycliques au Sahel. Dans une région où les taux de malnutrition sont en permanence autour du niveau d’alerte, la période de soudure agricole entraîne chaque année une augmentation des cas de malnutrition.
Des facteurs conjoncturels (augmentation des prix, mauvaises récoltes, déplacements de population, épidémies, …) peuvent s’ajouter à cette situation. C’est le cas dans certaines zones de l’est du Tchad mais aussi au sud du Niger. Ici, entre janvier et juin 2012, 5 000 enfants de plus qu’en 2011 ont été admis dans les programmes MSF. Dans les camps de réfugiés maliens au Burkina Faso, Mauritanie et au Niger, les enfants se trouvent également dans une situation de vulnérabilité accrue.
Le pic annuel des cas de malnutrition (entre juillet et septembre selon les pays) approche. Le nombre de cas de malnutrition admis dans les programmes MSF est en augmentation, dépassant les 3 000 admissions par semaine au mois de juin.
Ce chiffre est supérieur, mais reste comparable, au nombre d’admissions à la même période de 2011.
Il est difficile de comparer l’impact de la malnutrition d’année en année, et encore plus difficile d’appliquer cette comparaison à des régions et des pays très différents. Mais lorsque chaque année des centaines de milliers d’enfants risquent de décéder, il faut reconsidérer ce qui est "normal" et ce qui est une "crise" au Sahel.
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Dossier de presse
Communiqué
- Paris, 17 Juillet 2012
Malnutrition au Sahel – La réponse en urgence ne peut pas être la seule option
Le pic annuel de malnutrition a commencé au Sahel. Un million d’enfants sévèrement malnutris seront soignés cette année, de loin le nombre le plus important dans l’histoire des interventions humanitaires. MSF a mis en place des programmes supplémentaires en urgence. Mais la malnutrition au Sahel est un problème de santé publique, qui demande des solutions à long terme.



