De nouvelles zones touchées, une réponse toujours insuffisante
Alors que l'épidémie de choléra qui frappe l'Angola depuis février dernier continue de toucher de nouvelles villes et provinces, les mesures prises par les autorités demeurent largement insuffisantes. Si des efforts ont été réalisés pour limiter le nombre de nouveaux cas, une stratégie plus volontaire et de grande ampleur doit être mise en place rapidement pour endiguer l'épidémie.
11 des 18 provinces du pays sont touchées. Cette semaine, le nombre de cas a décliné dans les provinces de Benguela et de Malanje, alors que les cas ont augmenté dans celle de Huila. A Luanda, la capitale, le nombre de cas journaliers décline dans les quartiers de Boa Vista, Cacuaco, et Sambizanga, au nord de la ville, qui avaient été les premiers à être touchés. En revanche le nombre de malades s'accroît dans les quartiers sud de Viana et de Cazenga.
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Patients et équipe médicale dans un centre de traitement du choléra (CTC) à Luanda, en Angola - Mai 2006
© Paolo Pellegrin / Magnum Photos |
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A Benguela, le CTC de 150 lits ouvert depuis plus de trois semaines commence à désemplir, après avoir reçu plus de 2.000 patients. Dans la province, 7.200 personnes ont été contaminées depuis le début de l'épidémie et la situation s'améliore.
En revanche l'épidémie s'est propagée plus au sud, dans la province de Huila. Plus de 350 personnes ont déjà été touchées et le nombre de cas par jour augmente toujours. Le CTC de MSF à Lubango, la capitale de la province, accueille plus de cinquante patients.
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Prise en charge de patients dans le centre de traitement du choléra (CTC) de Malanje, en Angola - Mai 2006
© Paolo Pellegrin / Magnum Photos |
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