Les tests de charge virale indiquent la quantité de VIH dans le sang d'une personne vivant avec le virus du Sida. Les médicaments antirétroviraux suppriment la réplique du virus du Sida dans le sang. Si une personne sous traitement antirétroviraux ARV a une charge virale supérieure à un certain niveau, ceci indique que son traitement ne fonctionne pas, soit parce que les médicaments ne sont pas pris correctement, soit parce que le virus est devenu résistant aux médicaments antirétroviraux.
Dans les deux cas de figure, les agents de santé peuvent répondre rapidement. Soit ils sensibilisent et travaillent avec les patients pour qu’ils améliorent leur prise de traitement, soit ils peuvent leur prescrire des médicaments plus efficaces, de ‘deuxième ligne’. Ces deux actions permettent de maintenir les patients en bonne santé et de réduire les risques de transmission. La transmission sexuelle du VIH est 96 % moins importante lorsque la charge virale est indétectable.
Le test de charge virale est l'étalon-or pour surveiller l’état de santé des personnes sous traitement antirétroviraux. Toutefois, parce que l'équipement peut être coûteux et nécessite du personnel qualifié, le test n'est pas largement disponible dans les pays pauvres dont les ressources sont limitées.
Grâce au cofinancement d’UNITAID, MSF travaille à étendre ces tests de charge virale dans huit pays d'Afrique sub-saharienne, en République démocratique du Congo, au Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Zimbabwe, en Afrique du Sud et en Ouganda. Ces images offrent un aperçu des projets MSF de traitement du VIH et des tests de charge virale au Malawi, où la prévalence du VIH chez les adultes est d’environ 14-16%.