Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?
Déjà meurtri par des années de guerre civile, le Libéria a été ravagé par l’épidémie d’Ebola qui a tué plus de 4 800 personnes en 2014 et 2015. Le secteur de la santé, déjà exsangue, a été durement touché par cette épidémie. Près de 200 travailleurs de santé sont ainsi décédés, ce qui représente 8 % de l’ensemble des personnels de santé du pays.
La mise en place d’une structure de prise en charge médicale et psychologique des survivants du virus Ebola en 2015, révèle des taux importants de troubles psychiques dans la région de Monrovia. Une évaluation de la situation dans ce domaine est initiée par Médecins Sans Frontières à la fin de l’année 2016. Elle conclut à l’absence d’accès à des soins psychiatriques et conduit à l’ouverture d’un projet spécialisé en santé mentale.
Notre intervention
Médecins Sans Frontières offre des soins de santé mentale à Monrovia, la capitale du Libéria.
En collaboration avec le ministère de la Santé, MSF soutient neuf professionnels en santé mentale dans des centres de soins de santé primaires. Ils évaluent les patients et assurent leur traitement avec le soutien continu d’un psychiatre de MSF. D'autres travailleurs locaux, appelés volontaires de santé communautaire gouvernementaux, rendent visite aux patients et effectuent un suivi par téléphone. Ils renforcent le rôle joué par les familles et les communautés pour aider les personnes qui ont besoin de soins.
Les patients épileptiques sont également stigmatisés en société, mais des traitements peuvent les aider. Avec le soutien de MSF, le personnel médical évalue les patients épileptiques et fournit des médicaments qui permettent de contrôler les crises.
En juillet 2019, environ 1 350 personnes atteintes de troubles mentaux ou d'épilepsie ont été suivies et traitées dans les cinq établissements de santé soutenus par MSF.