#Gaza : retour sur nos interventions depuis le début de la « Marche du Retour »

À Gaza, le 30 mars dernier marque le début de la « Marche du Retour » : des manifestations populaires pendant lesquelles des milliers de personnes sont blessées par balles par l’armée israélienne pour s’être approchées de la clôture militarisée qui sert de frontière. Pendant les mois d’avril et de mai, les équipes MSF ont travaillé jour et nuit pour prendre en charge les manifestants, parmi lesquels on compte des femmes et des enfants.
Si l’intensité de la violence a baissé par la suite, de nouveaux affrontements continuent d'avoir lieu le long de la frontière, avec des nouvelles victimes chaque semaine. Médecins Sans Frontières reste en alerte et continue à offrir des soins dans les 5 cliniques post-opératoires qu'elle gère à Gaza. Au total, plus de 1 700 blessés ont été reçus et traités par les équipes MSF.
Retour sur les événements marquants de l'intervention de l'association auprès des Palestiniens blessés ces derniers mois.
Une augmentation inquiétante du nombre de blessés
Dans le cadre des manifestations qui ont suivi l’annonce du président américain Donald Trump, qui a reconnu Jérusalem comme étant la capitale d’Israël, Médecins Sans Frontières est confrontée à une augmentation inquiétante du nombre de blessés par balles par l’armée israélienne.

La #MarcheDuRetour
Le 30 mars, des milliers de Palestiniens ont répondu à l’appel en faveur d’une « Marche du Retour », à l’occasion de la « Journée de la terre ».
Le débutDes blessures dévastatrices
Les équipes de Médecins Sans Frontières font immédiatement état du type de blessures causées par les tirs de l’armée israélienne sur les manifestants : 91 % d'entre eux sont blessés aux membres inférieurs.

#Gaza : des blessures par balle inhabituelles et dévastatrices
« Chez la moitié des 500 victimes de tirs que nous avons prises en charge, la balle a littéralement détruit les tissus après avoir pulvérisé l’os. »
TÉMOIGNAGEDe très jeunes patients
La plupart des patients traités par MSF sont des jeunes hommes, âgés en moyenne de 25 ans.
Il y a également des femmes et des enfants qui assistaient aux manifestations. Le plus jeune avait sept ans.
Renforcer la réponse à l'urgence
Les dispositifs en place n’étant plus suffisants pour faire face à l’augmentation des blessés, les équipes de Médecins Sans Frontières ouvrent une quatrième clinique à Gaza.
Le 14 mai : une répression sanglante
Le jour de l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, le 14 mai, les cliniques de MSF à Gaza accueillent un afflux massif de manifestants blessés par balles. Les équipes MSF travaillent jour et nuit pour faire face à l’urgence.
Des conséquences à long terme
Les graves blessures de patients traités par les équipes de MSF auront des conséquences importantes sur la vie des Palestiniens et laisseront de lourdes séquelles à la majorité d’entre eux. Les patients nécessitant des soins spécialisés inexistants à Gaza n’auront probablement jamais la possibilité de sortir de la bande, car les demandes de sortie ne sont accordées que très rarement.