Pourquoi Médecins Sans Frontières intervient ?
En 2014 et 2015, une évaluation des équipes de Médecins Sans Frontières révèle que les adolescents et les jeunes adultes de la municipalité de Kasese n’ont pas accès à une offre complète et dédiée de soins de santé sexuelle et reproductive, ni à des services de prévention et de traitement du VIH et de la tuberculose. Ils sont pourtant confrontés à de graves problèmes (comportements à risque, grossesses précoces, violences sexuelles, avortements non sécurisés) en raison du manque de moyen. Les préjugés associés à la maladie, par ailleurs, créent une tendance à cacher son état et découragent les jeunes d’adhérer au parcours de soins.
Dans la même zone du pays, une évaluation menée dans plusieurs districts autour des lacs George et Edouard en 2014 et 2015 a montré qu’une proportion importante de personnes, supérieure à la moyenne nationale, était affectée par le VIH/Sida, notamment parmi les communautés de pêcheurs. L’enquête a montré aussi un déficit de prévention, de diagnostic et de traitement de la maladie.
Notre intervention
Médecins Sans Frontières gère depuis 2015 des “Centres pour Adolescents de Kasese”, pour leur offrir des services de santé sexuelle et reproductive. Le but est de favoriser l’adhésion aux parcours de soins en rassemblant toutes les activités médicales au même endroit : dépistage, consultations, distributions des médicaments, échange avec d’autres patients. Des actions de sensibilisation communautaire sont menées à travers la radio, les médias sociaux et les réseaux locaux. Des activités ludiques encouragent également les adolescents à venir consulter.
Dans la région des lacs George et Edouard, Médecins Sans Frontières a également mis en place un programme pour soutenir l’accès aux soins contre le VIH/Sida pour les pêcheurs.
Des opérations de sensibilisation et de dépistage sont donc aujourd’hui menées, avec notamment, depuis le mois d’avril 2019, la distribution de tests de dépistages oraux qui peuvent être réalisés sur place ou chez soi, en autonomie. Pour faciliter l’accès au traitement, des distributions de médicaments sont organisées, mais aussi des consultations. Enfin, les cas les plus compliqués à soigner sont également référencés vers les structures adaptées.